Décès de l’écrivaine Anne Rice, « mère » de Lestat le Vampire, à 80 ans.

C’est ce lundi 13 décembre qu’a été annoncé le décès de l’écrivaine Anne Rice, grande autrice du genre fantastique/épouvante, dont le vampire Lestat est le plus célèbre de ses personnages.

La célèbre écrivaine Anne Rice, qui a tant apporté à la littérature fantastique et d’épouvante – et tout particulièrement au vampire, par sa saga « Chroniques de vampires », en treize tomes (dont le dernier, intitulé « Blood communion », sorti en 2018 mais encore inédit en France), dont est issu le célèbre Lestat – adapté au cinéma, sous les traits de Tom Cruise (dont l’auteure ne voulait pas) dans « Entretien avec un vampire » -, s’est éteinte, ce 11 décembre 2021, dans sa maison de Palm Springs (Californie, États Unis d’Amérique), où elle avait déménagé pour des raisons de santé, quittant sa ville natale de la Nouvelle Orléans (New Orleans, État de la Louisiane), alors âgée de 80 ans depuis le 4 octobre dernier.

C’est la mort de sa fille Michelle, alors âgée de seulement cinq ans, causée par une leucémie, qui va être, pour Anne Rice, tombée dans un profond désespoir, le déclencheur de sa carrière d’écrivaine, qu’elle démarrera, alors, par son roman qui restera le plus célèbre, à savoir « Entretien avec un vampire », et son héros Lestat, vampire aux antipodes de l’imagerie classique, en en faisant un séducteur ayant la sensualité à fleur de peau, et qui servira, pour les nouvelles générations, le nouvel archétype de ce mythique suceur de sang, qui conduira à ce genre littéraire appelé la « bit lit » (que l’on traduirait par « littérature de morsure »), a faire naître d’autres sagas de buveurs de sang romantique, sensuel, et sulfureux, comme les célèbres « Twilight » et « True blood ».

Née dans une famille catholique très pratiquante, Anne Rice y puisera beaucoup de son inspiration pour sa littérature, remplie de tous les types de créatures démoniaques mythiques qui pullulent dans les superstitions de la religion, mais aussi dans le vaudou, très présent dans sa Louisiane natale. L’écrivaine traitera, sur le total de son œuvre qui compte trente-six romans et un recueil de nouvelles, en plus du vampirisme, de la sorcellerie (saga « Les sorcières de Mayfair », série « Le lien maléfique »), les loup-garous (série « Les chroniques du don du loup »), les zombis (saga « Ramsès le damné », dont le troisième tome « Le reigne d’Osiris » doit sortir en France le 1er février 2022), les anges (avec une série sur les séraphins – anges du premier rang dans la hiérarchie célèste chrétienne -, et un roman indépendant). A cela il faut ajouter les fantômes, mais aussi, la Belle au bois dormant, dans une version « pour adulte », car étant de la littérature érotique, avec une quadrilogie (4 tomes) intitulée « Les infortunes de la Belle au bois dormant » – qui fait volontairement pensée à « Justine ou les infortunes de la vertu », du marquis de Sade.

Bien qu’Anne Rice s’était perdue, depuis déjà quelques années, en terme de qualité littéraire, avec une surcharge de digressions « philosophiques » (qui prendra la place de la théologie, après que l’auteure ai quitté, officiellement, le catholicisme), il est assez judicieux pour (re)découvrir l’ensemble de son œuvre, en attendant la série télévisée, prévue depuis des années, sur sa saga vampirique, que l’écrivaine attendait de voir débutée, mais qui, avec sa disparition, nous arrivera à coup sûr, les producteurs sachant très bien qu’aucun artiste ne rapporte autant qu’une fois mort.

Christian Estevez

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